| |
|
 |
|
17.05.08 > Chapter 1 : PRIMITIV
What a good surprise for us to learn that we have...
ONE YEAR MORE at Waregem before
the real definitiv closing of the Steeple....
So, we decided to make
A DFZ TRILOGY :
"ONE YEAR MORE, ONE YEAR CORE !!!"
17.05.08 > chapter 1
PRIMITIV
HARDTEK HARDFLOOR HARDCORE
with all DFAZE SOUND SYSTEM
Djules, Dyna, Zbeu, Enkil, Rafal, Moon
+ Special guest LIVE ACT :
LEEROY from NAWAK SOUND SYSTEM
VISUAL EFFECT by NgL and ALTERN V
BOdy PerF By DeAFcANdANce
@ THE STEEPLE / 67 HOLSTRAAT / WAREGEM
From Lille : E17 direction GAND Sortie Waregem
Puis suivre CENTER et HIPPODROM
La salle se trouve a coté de l'hippodrome, derrière le bar the steeple
!!! Be ready !!!
|
|
 |
|
DFAZE
MEMBERS ON MYSPACE
!!!

Djules's myspace
: http://www.myspace.com/djulesdfz
Dyna's myspace
: http://www.myspace.com/dynapunky
Zbeu's myspace
: http://www.myspace.com/zbeu
Rafal's myspace : http://www.myspace.com/rafalmix
Moon's myspace : http://www.myspace.com/missladyso
NgL's myspace : http://www.myspace.com/fredngl
ALternV's myspace : http://www.myspace.com/alternv
Mad's myspace : http://www.myspace.com/decomad
HankyPanky : http://www.myspace.com/hankypankyb2mf
Deaf Can Dance : http://www.myspace.com/deafcandance
SEE YA THERE ;)
|
|
 |
|
 

|
|

|
|
 |
|
Du 4 au 8 juin 2008

Hilight Tribe, Mad Profesor, Dj Hype & Daddy Earl
Crystal Distorsion, Suburbass, Dj Daisy aka Mandragore
Dilemn, Lilea Narrative and more...
www.electroclique.com
www.myspace.com/festivalelectroclique
|
|
|
|
 |
|
31/10/2008
HALLOWEEN PARTY - NORD FRANCE

... MORE INFO LATER ...
|
|
 |
|
!!!!!!!!!!!!!!
ALERTE !!!!!!!!!!!!!!!!!!
! À L'HERBE COUPÉE AUX MICROBILLES DE VERRE !
!!!!! ALERTE !!!!!
|
|
LA BEU N'EST PAS COUPE
QU'AUX MICROBILLES DE VERRES...
ON TROUVE A CE JOUR DE L'HERBE COUPEES AUX PRODUITS CHIMIQUES, AU
SABLE, A LA MOU DE POISSON, AU SUCRE, A L'EPOXY etc...
SOYEZ TRES TRES VIGILENTS....
CA PEUT ETRE TRES DANGEREUX POUR VOS POUMONS....
1 Regardez la bien, si elle brillante et craquante, ou si vous
apercevez des mini cristaux brillants dans les têtes, ou si
elle
semble poudrée, ou très blanche... mefiez vous...
2 Mettez votre langue sur l'herbe puis voyez si ca croque sous la dent
Si ca croque, c'est qu'il y a des microbilles de verre dedans ou du
sable ou d'autres coupes inconnues,
ne la fumez pas !
3 Effritez bien l'herbe pour voir si de la poudre suspecte ne vous
reste pas dans le creux de la main...
et si vous découvrez de la poudre blanche, du sable, du
sucre ou du verre, ne la fumez pas !
|
|
Depuis quelques
semaines, nous
sommes régulièrement alertés par les
usagers de la
présence sur le marché clandestin d'une herbe
coupée.
Depuis
longtemps les rumeurs les plus folles couraient sur des herbes
coupées sans jamais que l'Ofdt
ne confirme ces dires. En effet l'observatoire français des
drogues et des toxicomanies pilote un dispositif d'observation
nommé "projet SINTES (Système d'Identification
National
des Toxiques et Substances) initialement prévu pour faire
face
à l'apparition des produits de synthèses. Elle
est aussi
habilitée à faire procéder
à des analyses
toxicologiques complémentaires par la brigade scientifique
de la
police nationale.
Mais depuis 2 ans environ, le mythe est
devenu réalité.
Des herbes coupées apparaissent effectivement sur le
marché clandestin. La première de la
série fut la
"white snow" qui n'avait de white (blanche) que la farine
ajoutée pour l'alourdir, farine quelques fois même
fixée avec de la laque dont la toxicité est
avérée.
Quid de la toxicité de la farine fumée ? L'Ofdt
n'a pas jugé nécessaire de communiquer
à ce sujet
et la réponse apportée par la très
idéologique Mildt
(mission interministérielle de lutte contre la drogue et la
toxicomanie) consiste à rappeler la prise de risque
inhérente à tout usage de drogue (comme le Pape,
elle
prêche l'abstinence, pas la capote) sans bien sur
évoquer
la culpabilité de la politique gouvernementale en la
matière. Car faut-il le rappeler ? Ces risques accrus des
produits de coupe sur nos santés sont le fait de la
clandestinité du marché qui empêche
tout
contrôle des produits vendus et toute prévention
efficace
en direction des usagers.
Dans son mépris pour les usagers de cannabis, la Mildt
se met en contradiction avec les principes qu'elle défend
pourtant sur le terrain des toxicomanies plus lourdes (en particulier
pour les héroïnomanes) : la réduction
des risques
plutôt que l'abstinence, cette dernière
méthode ne
donnant pas de bons résultats.
Mais voilà qu'arrive la beuh
coupée aux " microbilles " et au verre pilé !
- Le verre pilé : on signale des CAS
D'HOSPITALISATION à Nantes à cause d'une herbe
coupée au verre pilé.
En attendant la
confirmation de ces faits et plus d'information, soyez prudent !
- Les microbilles : Il s'agit d'une
herbe
où l'on a ajouté une sorte de sable
très fin, de
petites billes lourdes qui ne s'agglomèrent jamais et
tombent au
fond du sachet (facile à repérer donc). Cette
substance
mystérieuse ne semble pas se consumer, aussi il y a peu de
risque qu'une toxicité de sa combustion soit à
redouter.
Par contre, elle est tellement fine qu'une partie pourrait se retrouver
dans les poumons du fumeur.
Dès
à présent si vous avez à faire
à cette
herbe et que vous vous apprêtez malgré tout
à la
fumer (on vous le déconseille nettement), protégez
vos poumons des particules qui pourraient s'en échapper en
ajoutant des filtres
en mousse à vos joints. D'ailleurs l'adoption du filtre pour
réduire les particules et les goudrons est à
conseiller
systématiquement, herbe coupée ou non.
Nous
avons contacté l'Ofdt
afin d'engager par leur biais des analyses de la substance en question,
et une étude sur les répercussions pulmonaires
éventuelles d'un usage non protégé.
Si vous disposez d'informations complémentaires sur ce sujet
contactez-nous.
Plus
que jamais l'autoproduction reste la meilleure solution pour un
contrôle complet de la qualité et des
variétés du cannabis dont vous feriez usage.
Source
: CIRC Paris - http://www.circ-asso.net/paris/pages/alerte.htm
|
|
| |
!!! UNE NOUVELLE RADIO UNDERGROUND EN LIGNE !!!!
RADIO FULL VIBES

Amis Auditeurs bonjour !
Peut-être
êtes vous déjà un adepte, ou peut
être allez
vous le devenir bientôt..... nous l'espérons ;)
Alors tout d'abord une petite présentation s'impose :
L'aventure
Full Vibes à
commencé en 1995 avec notre Sound System qui tournait dans
les
Free Parties et les Teknivals, peut-être vous souvenez-vous
de
nous et de cette époque où l'on pouvait se
réunir
et célébrer en liberté ?? Mais les
temps changent
et malheureusement notre Sound System, tout comme l'esprit de la
fête ont été subtilisés par
des gens mal
intentionnés......
Mais pas question de baisser les bras,
l'aventure continue relayée par la toile
d'araignée.....
Full Vibes revient maintenant sous la forme d'une Radio internet
diffusant
24h/24 - 7j/7 des mix Djs, Livesets, Mc's, des retransmission de
soirées en temps réel et des compositions
d'artistes
rencontrés sur la route au gré de nos
pérégrinations Technoïdes,
représentant le
meilleur de la musique électronique : Techno, Drum and Bass, Hardtek, Tekhouse,
Dub, Jungle, Ragga, Electro, Ambient, Breakbeat, Hip Hop et beaucoup d'autres styles, nous
l'espérons !
Nous
avons opté
pour le format ogg vorbis, qui restitue au mieux les basses
fréquences qui font l'essence de notre musique et
préserve l'esprit « Sound System » qui
nous est si
cher.
Nous
assurons
également les retransmissions de soirées en
direct
'Live', pour ceux qui ne peuvent se déplacer !
http://radio.full-vibes.com/
|
| |
((((:::AUDIO RESISTANZ:::))))
E
Paris, hiver 1999. Les vitrines des grands magasins clignotent
à
l'approche de Noël. Sous un immeuble de Bercy
résonnent les
chants de sirènes infernales aux vibrations de
marteaux-pilons.
Dans un long tunnel obscur, depuis longtemps
déserté par
la civilisation, s'agitent comme des rats quelque trois mille filles et
garçons: crânes rasés, regards graves,
treillis
militaires froissés. Vautrée dans la
poussière, le
cerveau détraqué par des substances chimiques,
ignorant
le froid et la fatigue, la foule danse au ralenti. Le son
métallique, assourdissant, d'une techno hardcore transperce
les
chairs. Le spectacle est hallucinant. Un paysagepost-apocalyptique
digne de Mad Max, où des hordes de soldats en
déroute
auraient trouvé refuge. Les jeunes gens - 20 ans en moyenne
-
semblent jouir de ces conditions extrêmes comme d'une ultime
provocation envers nos sociétés
policées. Nous
sommes dans une free party: une rave gratuite et clandestine. Elle est
organisée par les Heretik, un jeune sound system parisien
composé d'une douzaine de membres, dont le plus
âgé
a 25 ans. Adeptes de la débrouille, ils se sont
occupés
de tout, ne comptant que sur eux pour mener à bien leur
entreprise illégale. Mais leurs efforts sont
récompensés. Guidés par une
mystérieuse
infoline révélant le lieu de la fête
à peine
une heure avant son début, une mete de partisans -certains
venus
de province- ont accouru pour participer à l'orgie sonore.
Devant l'affluence, la police se voit dans l'impossibilité
d'intevenir sans provoquer un carnage. Cette nuit, aucun incident n'est
à signaler, malgré l'absence de service d'ordre
1992, les nomades techno traversent le channel et
exilent en France
Il serait tentant de réduire les free parties à
un
mouvement marginal, un produit de la crise, un passe-temps de
dégénérés. Et ce
à un détail
près: ces raves sauvages trouvent un écho
grandissant
auprès de la jeunesse européenne. En France, ils
sont des
milliers à parcourir des centaines de kilomètres
pour
communier sur des beats hardcore. La tête dans les
étoiles
et les pieds dans la boue, loin du confort douillet des
boîtes de
nuit. Autour de Paris, une ou deux free parties ont lieu dans un rayon
de 150 kilomètres chaque semaine. Les sound systems les plus
appréciés déplacentjusqu'à
trois mille
personnes. Détail révélateur: en 1993,
le
même tunnel de Bercy avait déjà
été
le lieu d'une free party. Elle n'avait alors rassemblé que
trois
cents personnes. Aux commandes, la mythique Spiral Tribe, tribu de
travellers anglais qui, depuis le début de la
décennie,
sillonne les routes d'Europe et attise le mouvement né
outre-Manche. « On peut légitimement se demander,
écrit le musicologue Emmanuel Grynszpan (1), s'fl ne faut
pas
voir en Mrs Thatcher la mère des free parties. »
En 1988,
l'acid house quitte l'underground et enflamme les clubs britanniques.
Mais, alors que les effets de l'ecstasy durent jusqu'au petit matin,
les autorités promulguent une loi obligeant les
boîtes de
nuit à fermer à 2 he ures. Pour prolonger la
fête,
reste une solution: investir clandestinement des endroits improbables.
Les raves sont nées dans une usine abandonnée ou
une
clairière isolée. Mais ces nouvelles moeurs
festives
Wauraient sans doute pas connu un tel élan si elles
n'avaient
pas, très vite, rencontré la tradition
« traveller
», qui se développe en Grande-Bretagne depuis que
la
suppression des aides sociales a chassé les
communautés
marginales des vines. Les ravers prennent modèle sur les
travellers. Ils s'organisent en sound systems itinérants
pour
colporter le nouveau son à travers le pays.
Thatcher mère des free parties ? En
1988, elle oblige les boîtes à fermer à
2 heures du matin.
Les free parties prennent dès lors une dimension politique,
en
opposant une nouvelle forme d'hédonisme à cet
ennui
profond qui plombe l' Angleterre conservatrice. Elles se
révélent aussi, par leur nature
éphémère, difficilement
maîtrisables par les
forces de police. Elles proposent enfin un mode d'existence autonome
qui repose sur la récupération des re@buts de la
société de consommation: F-matériel
hi-fi
obsolète, sites industriels sacrifiés sur l'autel
de la
crise ou camions de l'armée condamnés
à la casse.
« C'est le principe du mixe à l'échelle
de la
société, analyse le sociologue Michel Maffesoli
(2). De
la même façon que le Dj mélange des
vieux disques
pour créer un nouveau morceau, les nomades techno utilient
des
objets déjà existants pour inventer un style de
vie
inédit". Les free parties originelles bannissent l'argent.
Le
troc y est courant. On échange des drogues -LSD, ecstasy-
contre
des disques, des disques contre de l'essence, de l'essence contre des
tatouages... Chaque rave se clôt par un rituel incontournable
:
quelques excès qu'ils aient connus, les ravers ramassent
leurs
ordures, s'attachant ... laisser la nature plus propre qu'ils ne l'ont
trouvé.
Il y a eu
Woodstock en 1969 et Beauvais en 1993 ", se souvient un
vétéran du premier teknival francais
Paradoxalement, l'énorme succès que rencontrent
les free
parties en Angleterre va leur être fatal. En 1992, le
teknival de
Castlemortom, où la techno pulsera pendant trois jours
d'affilée sans interruption, rassemble quelque cinquante
mille
personnes. Les autorités paniquées ne tardent pas
à réagir. Le matériel est
confisqué et
plusieurs membres de tribus sont arrêtés. En 1994,
la
Criminal Justice Bill interdit toute réunion de plus de cent
personnes écoutant de la " musique
répétitive ".
De toute façon, dès 1992, les tribus les plus
déterminées, comme Bedlam Circus et Spiral Tribe,
se sont
exiées en France.
Aucun rews
médiatique: les raves se propagent agent d'elles
mêmes
Autre paradoxe: alors que les médias s'enorgueillissent de
leur
toute puissance, la musique dite technologique a contaminé
l'Europe sans le moindre relais médiatique. Cette culture a
été directement transmise à la
jeunesse par des
sound systems itinérants. Michel Maffesoli rappelle: " Il
existe
une similitude entre les poètes dionysiaques de
l'Antiquité, les troubadours du Moyen Age et les nomades
tedmo.
Tous créent une culture à partir de la
circulation. Ils
prennent la route, allant de ville en ville,
générant des
sortes d'émeutes festives à la faveur desquelles
les
populations expérimentent cette culture. Cependant, si les
free
parties ont participé au retour de
phénomènes
archaïques, leur développement est
inséparable de
celui des nouvelles technologies. " Les travellers techno ont beau
avoir les mains dans le cambouis, ils n'en utilisent pas moins l'
Intenet dès 1991 pour tisser leur réseau. Au fur
et
à mesuer qu'ils traversent les pays, les Anglais provoquent
des
vocations. Dans leur sillage naissent des sound systems locaux qui
continuent de cultiver le son après leur départ.
La
première édition du festival techno
Boréalis
à Montpellier intervient quelques mois après le
passage
des Spiral Tribe.
La France devient la terre d'élection des free parties
dès 1993.
Les Nomades, OQP ou
Teknokrates reprennent à leur compte ce mode de vie.
La traque policière et judiciaire est plus implacable que
jamais. Sans grand résultat Avec cette nouvelle
génération, le mouvement va sortir de
l'underground pur
et dur pour devenir un fait de société. Forts de
l'expérience de leurs aînés,
à qui la drogue
a parfois été fatale, ils ne fondent plus leur
économie sur le deal. Pour rentrer dans leurs frais, ils
demandent 10 F à l'entrée ou organisent un bar.
En fait,
les membres de ces tribus urbaines, à l'instar de leur
public,
mènent souvent une vie sociale des plus normales. Ils sont
étudiants, travaillent ou encore vivent chez leurs parents.
Ultime signe distinctif avec les premiers sound systems anglais
réside dans l'absence de discours revendicatif, mis
à
part celui de l'activisme festif . La police, cependant, se montre de
plus en plus dure. D'autant que depuis cette année, si une
circulaire mirelle a abandonné les consignes de
répression systématique envers la techno
-à
l'origine d'accidents et de graves-, elle ne reconnaît le
droit
d'existance aux raves seulement lorsqu'elles s'inscrivent dans le
circuit commercial. La jeune tribu albigeoise Wodooz a fait les frais
de cette répression. Six mois d'enquête,
infiltration du
milieu, écoutes téléphoniques: un juge
d'instruction d'Albi a eu recours à des moyens
démesurés pour coincer ceux q'elle
espérait
être de dangereux trafiquants de drogue. Au final, seulement
25
grammes de haschisch ont été trouvés
lors du coup
de filet de la gendarmerie. Onze membres de la tribu ont quand
même été mis en examen. A l'issue de
leur
procès en septembre dernier, un seul chef d'ammtion sur cinq
a
été retenu, celui de travail clandestin.
Résultat:
une condamnation à 10 000 F d'amende dont 5 000 F avec
sursis.
Mécontent d'un verdict qu'il n'estime pas assez
sévère, le parquet a fait appel..
Les free parties sont pourtant le fruit même de la
société qui les condamne. A travers ses
excès,
elles offrent un exutoire à la violence sourde de nos vies
modernes. «Nos sociétés ont tendance
à
dénier la part d'ombre de l'honune, alors q'il s'agirait au
contraire de la prendre en considération pour quelle se
modère, confirme Maffesoli. A l'instar des carnavals
originels,
les free parties sont des lieux hors du temps et en rupture avec la vie
quotidienne, dans lesquels il est possible de ritualiser l'apparition
de la part maudite, d'homéopathiser ses effets. »
A quand
la free party déclarée d'utilité
publique, comme
le revendiquaientt les Heretik sur le tract annonçant leur
sabbat clandestin dans les caves de Bercy?
source : vegantekno
|
| |
POUR CEUX QUI S'INTERRESSE A L'EVOLUTION DE NOTRE
MOUVEMENT
REFLEXIONS SUR LA FREE PAR LIONEL
POURTAU
+ AIDE POUR POSER DU SON
Free
party : Le 2 ème âge
Depuis mai 2002, date du décret
d’application de la loi Mariani-Vaillant, bien des choses se
sont passées.
La plupart pas très rigolote pour la free party et les Sound
Systems. Les temps ont changé, en plus laids. Nous avons
dû nous adapter, comme d’habitude. Dans la douleur,
comme d’habitude. Quelques-uns ont abandonné la
techno, en bloc. Certains sont retournés aux clubs et aux
technoparades. Pourquoi pas …
D’autres prônent la rébellion de
derrière leur ordinateur, écrivent quelques
pamphlets insultants.
Ils ne prennent pas de risque, n’agissent pas, critiquent.
Ils ne font que parler haut. Ce sont des hauts-parleurs.
Enfin quelques-uns cherchent, tâtonnent, doutent et font ce
qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, c’est
à dire pas grand chose. Existe-t-il une troisième
voie ? Entre jouer dans les clubs et ne rien faire ?
La free party d’antan est terminée.
C’était le 1er âge. Il n’est
plus. L’Histoire ne repasse jamais les plats. On a eu les 1er
teknivals légaux.
Ce sont des créatures hybrides, bâtardes. Ils sont
insatisfaisants, comme l’est toujours le réel.
Le teknival légal est une mauvaise solution, mais
peut-être juste la moins mauvaise solution.
Le tout ou rien, c’est bien souvent le rien. Et le rien,
c’est toujours la facilité.
Les teknivals, moments sympas de retrouvaille et
d’agglomération, n’ont jamais
été le cœur de la tekno libre.
Ce sont les free parties, rassemblements à taille humaine
où la responsabilisation, l’échange et
l’autogestion sont encore majoritairement possibles. Tout le
monde peut faire une free party, 5-10 kilos, un Sound System de 10
personnes, 500 danseurs et basta. La magie a lieu. Depuis 2002,
nombreux sont ceux qui ont tenté à faire des free
parties légales.
La plupart ont échoué. Et pourtant, certains ont
réussi. Des Dkalés (Paris) aux Meteks (Marseille)
,
des Dfazés (Lille) aux FoxTanz (Toulouse), quelques free
parties eurent lieu et furent des réussites.
Elles furent différentes, autres. C’est une autre
époque, ce sont d’autres free parties.
Et pourtant elles continuent à être
différente du des Magic Gardens et de la Techno Parade.
Ceux qui ont essayé cette troisième voie ont
rencontré de nombreuses difficultés, des
humiliations, des échecs mais ont réussi. Certes,
il n’est pas très difficile d’imaginer
que pour les 5 free parties qui ont eu lieu, 50 ont avorté,
victimes de la bêtise d’administrations obtues,
d’élus locaux intolérants ou tout
simplement de l’épuisement des Sons qui les ont
tentées. Mais la plupart de ceux qui s’y sont
essayés, victorieux ou pas, ont remarqué que si
les maires sont toujours aussi bloqués, les
préfectures elles, les reçoivent parfois de
façon différente. Nous ne sommes plus le mal
à empêcher mais un évènement
à essayer de gérer. Certes, ce n’est
pas le cas le plus fréquent et leur bonne volonté
est limitée. Mais parfois, on la rencontre. Ainsi si le
verre est à 90% vide, il est à 10 % plein. A
chacun de choisir sur quelle partie il veut s’appuyer pour
agir ou pas. On peut penser que plus les préfectures
recevront de demandes pour des free parties, plus elles seront
poussées à en laisser passer une. C’est
une opinion et un espoir, pas plus.
Pour cela, il y a peut-être un début de
méthode pour mettre les chances de son
côté :
1/ Le terrain :
Meilleure solution : avoir l’autorisation du
propriétaire.
Solution médiane : connaître un terrain public
adapté.
Pire solution : connaître un terrain privé dont on
sait que le propriétaire ne voudra pas.
2/ Contacter d’abord son
médiateur rave préfecture
Leur nom, leur fonction et parfois leur téléphone
sont sur le site du Collectif des Sound Systems. Mieux vaut commencer
par eux que par la mairie. En effet, il est
préférable que ce soit la préfecture
qui appelle le maire pour lui parler du projet. C’est plus
difficile de dire « Non » à une demande
de la préfecture dont dépend 70% des revenus de
la commune qu’à un groupe de jeunes, plus ou moins
inconnus. Les préfectures ont des consignes pour «
essayer » (pas plus) de faire que des free parties aient lieu
de temps en temps. Donc elles vont, un peu, essayer.
3/ Commencer par présenter des projets
de taille modeste
Nous devons rassurer. Il est plus facile d’accepter une free
party à 1000 personnes prévues (même si
a posteriori il y en a un peu plus) qui est sensé durer de
minuit à midi qu’une 48 heures à 15000
personnes. Petit à petit, doucement.
4/ Bien se différencier d’un
événement marchand
Plus cela ressemblera à une fête entre amis
(même à 500, la taille d’un gros
mariage), sans service de sécu professionnel, avec une
donation et pas un droit d’entrée brutalement
obligatoire, avec un bar qui ressemble plus à une mise
à disposition de boissons qu’à un
commerce prévu pour être
bénéficiaire, etc, plus cela passera facilement.
5/ Etre ouvert et persévérant
Une préfecture, même lorsqu’elle a un
peu de bonne volonté, est face à une free party
comme une poule face à un tableau de Munch,
peut-être fasciné mais ne comprenant pas tout et
pouvant avoir peur de ce qu’elle ne comprend pas. La date ne
leur convient pas ? pourquoi pas la repousser d’une ou deux
semaines ?
Le terrain ne leur convient pas ? en aurait-il un autre ?
Etc. L’expérience montre que plus les gens se
connaissent, mieux les choses se passent.
Mais cela demande du courage, de la bonne volonté et du
temps.
Oui c’est difficile ; oui c’est
ingrat ; oui, c’est frustrant.
Mais ce n’est pas le chemin qui est difficile,
c’est le difficile qui est le chemin.
Nous avons tous passé des moments extraordinaires en free
party, découvert des choses, sur nous ou sur les autres.
A nous de décider si nous voulons que d’autres
fassent les mêmes découvertes, les mêmes
rencontres que nous. Refaire ce qui existe déjà,
ce que reconnaît et accepte l’Institution, est
facile.
Créer un nouvel objet festif, un nouveau rapport aux autres,
non-marchand,
est difficile, douloureux, risqué et peut-être
vain.
Mais nous sommes quelques-uns à penser
profondément que tous ceux qui essaieront,
réussissant ou pas, en sortiront plus grand et pourront en
être fier. Et la free party connaîtra alors son
deuxième âge.
Différente de ce qui a existé hier mais, et
c’est le plus important, différente de ce qui
existe aujourd’hui.
L. (vodooz sound system)
|